Comment j’ai obtenu la certification Professional Scrum Master I (du premier coup)

Bonjour à vous, cher lecteur/chère lectrice. Je n’ai aucune idée de comment vous êtes arrivé(e) ici, mais je vous souhaite la bienvenue. Ce qui est sûr, c’est que vous vous intéressez à Scrum de près ou de loin. Peut-être cherchez vous des ressources pour vous préparer à la certification PSM I de Scrum.org ? Si tel est le cas, vous ne trouverez rien de révolutionnaire, mais un simple retour d’expérience qui, je l’espère, vous motivera et vous permettra de (re)découvrir des ressources qui vous aideront à passer la certification.

Je n’ai pas la prétention de vous affirmer qu’en lisant ce billet, vous aurez toutes les billes en main pour passer la certification haut-la-main, toutefois j’espère que celui-ci vous intéressera d’une manière ou d’une autre.

Pourquoi j’ai passé une certification Scrum Master

Avant de vous présenter mon retour d’expérience quant à ma préparation, je pense qu’il est bienvenu que je vous explique ce qui m’a motivé à passer une certification Scrum.

Je vais très probablement enfoncer des portes ouvertes. En effet, je pense ne rien vous apprendre en vous disant que les méthodes Agiles sont en vogue, et notamment Scrum. Une certification attestant de ses connaissances dans le domaine permet de prouver des connaissances de base sur le sujet, ce qui est une plus-value pour le CV.

Mais au-delà de la certification en elle-même, il s’avère que j’ai été amené à travailler sur de nombreux projets utilisant Scrum en tant que développeur. J’ai eu l’occasion de découvrir cet univers au travers de mes cours à l’IUT et en école d’ingénieur de manière très théorique, puis j’ai eu l’occasion de le pratiquer lors de mes différentes expériences professionnelles.

Désormais, j’ai envie de changer de casquette et passer de développeur à Scrum Master. De fait, quoi de mieux qu’une certification pour appuyer cette envie ?

Mon retour d’expérience

Mon expérience avec Scrum

Parlons maintenant de mon retour d’expérience en lui-même. Comme je vous l’expliquais dans la section précédente, j’ai eu l’occasion de travailler sur de nombreux projets ayant adopté Scrum par le passé. J’essayais de comprendre les véritables enjeux des différentes cérémonies, d’assimiler les rôles d’un développeur, d’un Scrum Master, d’un Product Owner… en somme, je jouais le jeu, ce qui accessoirement n’est pas toujours le cas de certains développeurs dans une Scrum Team, voyant par exemple les différentes cérémonies comme une perte de temps plus qu’autre chose ! Il va sans dire que d’avoir joué le jeu m’a permis d’acquérir de l’expérience, et de mieux comprendre les tenants et aboutissants.

Je suis en suite arrivé sur un gros projet utilisant le Scaled Agile Framework (SAFe), découpé en plusieurs équipes Scrum. Bien que difficile, ce projet m’aura été bénéfique à bien des égards : tout ne s’est pas déroulé parfaitement, sans problème, ce qui m’a permis de voir un Scrum Master à l’oeuvre, un Product Owner assumant parfaitement son rôle, et une équipe de développeurs (dont je faisais partie) faisant son travail (bien qu’il y ait eu quelques réticences) !

Cette expérience m’aura permis de maîtriser les bases et d’être acclimaté aux différentes notions et subtilités de Scrum dans la pratique. Mais cette expérience n’était pas suffisante pour valider la certification PSM I, comme nous allons le voir dans la section suivante.

Ma préparation

Motivé comme jamais, et fort de mes différentes expériences, je m’étais dit : « c’est bon, tu peux largement le faire ». J’ai donc décidé d’évaluer mon niveau et mes connaissances en passant l’Open Assessment Scrum Open. Autant vous dire qu’à chaud, les résultats n’étaient pas fameux

Le logo de Scrum.org

Déçu de mes performances, j’ai ravalé ma fierté et ai décidé de travailler sérieusement le sujet, c’est-à-dire lire les différentes ressources, les théories etc… avant de réessayer l’Open Assessment Scrum Open et passer la certification. Toutefois, je ne voulais pas suivre de cours payants car je comptais auto-financer ma certification (et l’argent ne coule pas à flot) et surtout, je voulais pouvoir avancer à mon rythme. Ainsi, j’ai commencé par lire le Guide Scrum (version originale en anglais) pour reprendre la théorie de zéro. J’ai également lu le Guide de Démarrage Scrum de l’Agiliste qui est un très bon condensé de ce qu’il faut savoir concernant Scrum. J’ai ensuite passé en revue les différentes notions officiellement répertoriées sur Scrum.org au travers du Professional Scrum Competencies. Enfin, pour terminer la partie théorique, j’ai exploré le parcours de formation Scrum Master Learning Path, toujours de Scrum.org.

Une fois les notions théoriques revues, j’ai fait et refait de nombreuses fois l’Open Assessment Scrum Open, qui est le meilleur moyen de se préparer au(x) (type de) questions qui seront posées lors du véritable examen. Lors des premières tentatives post-révisions, je n’avais pas obtenu les 85% requis pour valider la certification. Mais à force de répétition, d’analyse des réponses et de va-et-vient sur les différentes ressources précédemment citées, j’ai commencé à obtenir un score supérieur au minimum de manière consistante. Faire le lien entre mon expérience, les notions théoriques et les questions des examens blancs m’ont énormément aidé.

Vint alors le moment de véritablement se lancer et de passer la certification…

L’examen en lui-même

Cette fois-ci, on passait aux choses sérieuses. J’ai donc acheté mon voucher à $150 pour pouvoir passer l’examen.

Je me suis mis dans les meilleures conditions possibles (vautré au pied de mon lit) puis ai commencé. Les questions ressemblaient (logiquement) beaucoup aux questions de l’examen blanc, bien que faire du bachotage (comme pour le code de la route…) n’aurait pas été suffisant. Je me suis beaucoup fié à ma première intuition, puis je suis revenu sur quelques questions pour lesquelles je n’avais aucune réponse spontanée. Pour celles-ci, j’ai pris le temps de réfléchir et de choisir celle qui faisait le plus appel au bon sens dans le contexte Scrum.

Et c’est ainsi que j’ai pu valider ma certification PSM I du premier coup !

Le badge de la certification PSM I

Le mot de la fin

Bien que je suis très content d’avoir ma certification PSM I, cela n’empêche que j’ai encore beaucoup à apprendre car je n’ai pas encore eu l’occasion d’appliquer mes connaissances dans un véritable contexte projet. Et je suis persuadé qu’il y a tout de même un monde -tout du moins une différence- entre la théorie et la pratique, sinon tous les projets utilisant Scrum se dérouleraient parfaitement.

En tous les cas, je vous remercie d’avoir lu ce premier article, je vous souhaite toute la réussite nécessaire si vous êtes sur le point de passer votre certification PSM I, et n’hésitez pas à faire votre retour d’expérience dans les commentaires si vous êtes déjà certifié !

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